L’idée motrice de ce projet est la volonté de battre en brèche le préjugé selon lequel le Judo est un sport de fils ou de fille à papa. Ce contre quoi, Siteny RANDRIANASOLONIAIKO président de la fédération Malagasy de Judo s’inscrit complètement en faux. Il n’en veut pour argument que son cas personnel. Très tôt orphelin de père et de surcroît issu d’une famille modeste, il fut animé de la volonté de sortir de cette situation qui le prédisposait d’une précarité certaine. Meilleur judoka de Tuléar et sélectionné pour faire partie de l’équipe nationale à l’âge de 20 ans, il fit la découverte de la capitale. De toute l’équipe, il était le seul à courir pieds nus lors des séances de footing. Ce qui ne l’avait pas empêché d’enchainer les victoires tant sur la scène nationale qu’internationale. L’ascension se poursuit. D’abord président de la Fédération Malagasy de Judo, il devint par la suite président du Comité Olympique Malagasy et tout dernièrement fut promu Chairman de l’Union Africaine de Judo. C’est la preuve s’il en faut que le Judo, la seule discipline sportive à être mue par un code moral, est facteur de réussite, de développement de l’homme et de tout l’homme.

Le Judo fut paré par l’UNESCO du titre de la meilleure discipline sportive éducative. C’est alors que 48 pays à travers le monde dont Madagascar ont adopté le «  judo in school »et que même en France et en Grande Bretagne, le judo n’est pas une simple activité parascolaire mais bel et bien une matière d’enseignement à part entière. Reconnaissant les bienfaits de la pratique du judo,Siteny RANDRIANASOLONIAIKO a fait vœu d’en faire profiter les jeunes des bas quartiers et c’est de là que n’acquit le projet de vulgarisation de cette discipline dans les milieux réputés défavorisés. Un certain nombre de clubs ont ainsi été créés, lesquels seront gracieusement pourvus de tatamis et les judokas des kimonos par la FIJ. Les membres de bureau de ces clubs ont tenus une réunion avec les responsables de la FMJ au Palais des sports de Mahamasina le Samedi 11 Juin dernier.